Après plus de trois semaines de grève générale qui paralyse la Guadeloupe, de premières discussions ont débuté mercredi à Pointe-à-Pitre entre Yves Jégo, le secrétaire d'Etat à l'Outremer, et les dirigeants du LKP, le collectif «Contre la profitation» qui mène avec brio le mouvement. Toujours sur le même modèle de "médiation" avec un certain désengagement de l'Etat. Aucune déclaration de Nicolas Sarkozy, aucune intervention sur place du Premier ministre, aucun voyage officiel tonitruant... Car le tableau actuel de l'outre mer n'est pas beau à voir.
Alors que les stations-services rouvrent en Guadeloupe, celles de la Martinique ont été prises d'assaut, quand 12 syndicats ont lancé à leur tour un appel à la grève générale. Ils réclament l'augmentation des bas salaires, la défense de l'emploi et la défense du secteur public. Selon leur calcul, le panier de la ménagère motenne est estimé à 70 €, contre 45 en métropole. Et on rappelle que le taux de chômage, estimé à 8% en métropole, dépasse les 20% en Martinique et en Guadeloupe !
Dans un communiqué, l'intersyndicale qualifie la situation en Martinique d’«extrêmement critique». Selon elle, «70.000 Martiniquais vivent en dessous du seuil de pauvreté et le pouvoir d'achat ne cesse de diminuer» alors que l'on assiste à une «multiplication des licenciements et de la précarisation». Une situation qui «touche les salariés de tous les secteurs d'activité et de toutes les catégories, les retraités, les chômeurs et les personnes à handicap».
Ces syndicats, qui ont élaboré une «plate-forme revendicative en onze points», veulent croire que cette grève, préparée depuis plusieurs semaines, sera très suivie. Yves Jégo n'est pas au bout de ses peines...
Alors que les stations-services rouvrent en Guadeloupe, celles de la Martinique ont été prises d'assaut, quand 12 syndicats ont lancé à leur tour un appel à la grève générale. Ils réclament l'augmentation des bas salaires, la défense de l'emploi et la défense du secteur public. Selon leur calcul, le panier de la ménagère motenne est estimé à 70 €, contre 45 en métropole. Et on rappelle que le taux de chômage, estimé à 8% en métropole, dépasse les 20% en Martinique et en Guadeloupe !
Dans un communiqué, l'intersyndicale qualifie la situation en Martinique d’«extrêmement critique». Selon elle, «70.000 Martiniquais vivent en dessous du seuil de pauvreté et le pouvoir d'achat ne cesse de diminuer» alors que l'on assiste à une «multiplication des licenciements et de la précarisation». Une situation qui «touche les salariés de tous les secteurs d'activité et de toutes les catégories, les retraités, les chômeurs et les personnes à handicap».
Ces syndicats, qui ont élaboré une «plate-forme revendicative en onze points», veulent croire que cette grève, préparée depuis plusieurs semaines, sera très suivie. Yves Jégo n'est pas au bout de ses peines...




